Créer son entreprise en Suisse : 5 étapes, coûts et délais

Créer son entreprise en Suisse en 5 étapes : forme juridique, capital, Registre du commerce, coûts et délais. Guide 2026 avec checklist et FAQ.

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Simon Husi
Créer son entreprise en Suisse : 5 étapes, coûts et délais
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Créer son entreprise en Suisse est un processus accessible à tous, qui se déroule en 5 étapes officielles : choisir la raison sociale, choisir la forme juridique, préparer les documents de fondation, ouvrir un compte de consignation et s’inscrire au Registre du commerce. Comptez en général 2 à 3 semaines. Avant de vous lancer, validez toutefois soigneusement votre idée commerciale : étudiez la concurrence, déterminez votre cible et rédigez un business plan solide. Dans ce guide, nous passons en revue toutes les étapes clés pour créer une entreprise en Suisse, de l’idée initiale aux démarches administratives, ainsi que les coûts, les délais et les obligations à respecter après la création (TVA, assurances sociales, comptabilité, fiscalité). Vous trouverez aussi une checklist et une FAQ en fin d’article.

En bref : les 5 étapes pour créer son entreprise en Suisse

  1. Définir la raison sociale et vérifier sa disponibilité sur Zefix
  2. Choisir la forme juridique (raison individuelle, Sàrl, SA, SNC)
  3. Préparer les documents de fondation (statuts, acte authentique)
  4. Ouvrir un compte de consignation et déposer le capital (Sàrl, SA)
  5. Inscrire l’entreprise au Registre du commerce

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Avant de créer une entreprise en Suisse

Avant de commencer les démarches officielles, il est utile de vérifier si votre projet est réaliste et cohérent avec vos moyens, vos objectifs et le marché.

Étude de marché : vérifier qu’il existe une demande

Une étude de marché permet de comprendre l’environnement dans lequel votre future entreprise va évoluer : clients potentiels, concurrents et habitudes d’achat.

En pratique, il s’agit principalement de :

  • clarifier les besoins ou problèmes de vos futurs clients,
  • analyser les offres concurrentes existantes,
  • définir votre positionnement (prix, qualité, spécialisation, région, etc.),
  • réfléchir aux principaux canaux pour atteindre votre clientèle (en ligne, point de vente, réseau, etc.).

Même une étude de marché simple – quelques entretiens, recherches en ligne, analyse de la concurrence – vous permet déjà de confirmer l’existence d’une demande et d’affiner votre offre.

Business plan : structurer votre projet

Le business plan n’est pas obligatoire sur le plan légal, mais fortement recommandé. Il sert à :

  • décrire votre activité, vos produits ou services,
  • définir votre clientèle cible et votre stratégie marketing,
  • analyser la concurrence,
  • planifier vos objectifs et vos besoins de financement,
  • établir des prévisions financières réalistes.

Ce document est précieux pour vous (vision claire du projet) et pour vos partenaires : banques, investisseurs, associés, etc. Mieux votre plan est structuré, plus il sera facile d’obtenir un financement ou un soutien.

Financement et partenaires

Avant de créer officiellement l’entreprise, estimez vos besoins financiers :

  • investissements de départ (matériel, site web, équipements, locaux…),
  • fonds de roulement pour les premiers mois (charges, salaires, marketing, etc.).

Selon l’envergure du projet, vous pourrez vous appuyer uniquement sur vos fonds propres ou faire appel à des associés, investisseurs ou à un financement bancaire. Le choix de la forme juridique (raison individuelle, Sàrl, SA, société en nom collectif) joue un rôle central si vous prévoyez de faire entrer des partenaires.

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Ces premières réflexions vous préparent à sélectionner la forme juridique adaptée à votre projet de création d’entreprise en Suisse et à entamer les démarches administratives.

Êtes-vous prêt(e) à créer votre entreprise ? Découvrez-le ici !

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Créer son entreprise en Suisse : les 5 étapes officielles

Une fois votre idée validée et votre projet structuré, vous pouvez passer à la phase officielle. Voici les 5 étapes à suivre pour créer une entreprise en Suisse.

Étape 1 : définir la raison sociale

Avant de créer une entreprise en Suisse, il est essentiel de choisir un nom adapté. Dans le cas d’une raison individuelle, le ou les noms de famille figurant sur votre document d’identité doivent apparaître dans la raison sociale (nom d’entreprise), par exemple « Dupont Boulangerie » (art. 945 CO). Pour les formes juridiques comme la SA ou la Sàrl, l’utilisation du nom de famille n’est pas requise et vous êtes libre d’opter pour une dénomination plus créative. Il est cependant nécessaire d’ajouter la forme juridique à la fin du nom choisi, comme « Finance Plus Sàrl ». Veillez également à sélectionner un nom simple à retenir et à prononcer, sans référence géographique, et qui n’est pas déjà protégé ou enregistré au Registre du commerce. La disponibilité d’un nom peut être contrôlée facilement sur l’index central des raisons de commerce (Zefix). Vous pouvez aussi consulter le registre du commerce de votre canton.

Étape 2 : choisir la forme juridique

Le choix de la forme juridique appropriée est une étape importante de la création d'une entreprise.

Voici les formes juridiques les plus courantes :

Créer une raison individuelle

La raison individuelle (RI) est la forme juridique idéale pour tester une idée d'entreprise. Elle est particulièrement adaptée aux personnes disposant d'un faible capital de départ.

  • Avantages
    • Aucun capital requis
    • Faibles coûts administratifs
    • Retrait possible du 2e ou 3e pilier
  • Inconvénients
    • Responsabilité personnelle
    • L'assurance chômage n'est pas possible
    • Aucune implication de tiers possible
    • Le nom de la société doit inclure le nom de famille du propriétaire
  • Coûts et démarches juridiques
    • Une raison individuelle peut être enregistrée rapidement et facilement auprès de l'Office du Registre du Commerce cantonal. Les frais d'inscription au registre du commerce s'élèvent à environ 150 à 250 CHF. L'inscription au registre du commerce est obligatoire dès que le chiffre d'affaires annuel atteint 100'000 CHF (art. 931 al. 1 CO).
    • Cependant, la raison individuelle doit dans tous les cas être enregistrée auprès de la caisse de compensation AVS compétente.

Créer une RI avec Startups.ch: Startups.ch vous accompagne à chaque étape de la création de votre raison individuelle.

Avantages et inconvénients de la RI
Coûts d'une raison individuelle

Création d'une Sàrl

La Sàrl est parfaitement adaptée pour limiter la responsabilité des créateurs de l'entreprise.

  • Avantages
    • Absence de responsabilité personnelle
    • Implication éventuelle de tiers
    • Capital minimum inférieur à celui d'une SA
  • Inconvénients
    • Capital minimum de 20'000 CHF
    • Les actionnaires ne sont pas anonymes
    • Dispositions relatives au droit des sociétés
    • Double imposition
  • Coûts et démarches juridiques
    • Un capital de départ d'au moins 20'000 CHF, entièrement libéré, est nécessaire pour créer une Sàrl (art. 773 et 777c CO), plus les frais d'ouverture du compte bloqué, les éventuels frais de conseil en matière de création, les frais de notaire et les frais d'inscription au registre du commerce.

Créer une Sàrl avec Startups.ch: Utilisez les services de Startups.ch pour rendre le processus de création d'une Sàrl rapide et efficace.

Avantages et inconvénients de la Sàrl
Coûts d'une Sàrl

Création d'une SA

La SA est idéale pour les grandes entreprises ou celles qui souhaitent lever des capitaux auprès d'investisseurs.

  • Avantages
    • Absence de responsabilité personnelle
    • Implication éventuelle de tiers
    • Transfert facile d'actions
    • Anonymat des actionnaires
    • Réputation
  • Inconvénients 
    • Niveau de capital minimum
    • Dispositions relatives au droit des sociétés
    • Double imposition
  • Coûts et démarches juridiques
    • La création d'une SA nécessite un capital de départ de 100'000 CHF (libération partielle possible à partir de 50'000 CHF, art. 621 et 632 CO), plus les frais d'ouverture du compte bloqué, les éventuels frais de conseil en matière de constitution, les frais de notaire et les frais d'inscription au registre du commerce.

Créer une SA avec Startups.ch: Startups.ch vous aide à créer votre SA.

Avantages et inconvénients de la SA
Coûts d'une SA

Création d'une société en nom collectif

La société en nom collectif (SNC) est une forme juridique particulièrement adaptée aux petites entreprises comptant plusieurs partenaires. Les partenaires sont entièrement et conjointement responsables de la société.

  • Avantages
    • Aucun capital requis
    • Faibles coûts administratifs
    • Nom fantaisie
    • Retrait possible du 2e ou 3e pilier
  • Inconvénients 
    • Responsabilité personnelle basée sur la solidarité
    • L'assurance chômage n'est pas possible
  • Coûts et démarches juridiques
    • Le processus de création est relativement facile et rapide car aucun capital minimum n'est requis.

Créer une SNC avec Startups.ch: Startups.ch vous aide dans le processus de création afin que vous puissiez vous concentrer sur le développement et la croissance de votre entreprise.

Avantages et inconvénients d'une SNC
Coûts de la société en nom collectif

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Pour approfondir le choix de statut, reportez-vous à notre aperçu des formes juridiques et/ou prenez rendez-vous pour une consultation avec un spécialiste Startups.ch.

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Étape 3 : préparer les documents de fondation

Si vous choisissez la raison individuelle, vous devrez obtenir une attestation d’indépendant auprès de la caisse de compensation AVS — ou de la SUVA, selon votre activité. En cas d’inscription au Registre du commerce, une réquisition d’inscription devra également être fournie.
Dans le cas d’une Sàrl ou d’une SA, les documents fondateurs (statuts et acte authentique) doivent être établis par un notaire. Ceux-ci doivent intégrer divers éléments tels que la forme juridique, la dénomination de la société, son siège, le montant du capital, l’objet social, l’organisation interne ou encore les modalités de signature.

Si vous souhaitez contacter la caisse de compensation de votre canton, vous trouverez sous ce lien le site web correspondant.

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Étape 4 : ouvrir un compte de consignation

Lors de la création d’une Sàrl ou d’une SA, l’une des démarches essentielles consiste à ouvrir un compte de consignation destiné au dépôt du capital social. Ce compte, utilisé uniquement durant la phase de fondation, accueille les fonds jusqu’à l’immatriculation de la société au Registre du commerce. Une fois l’inscription validée, le capital est débloqué à la demande du ou des fondateurs et transféré sur le compte bancaire ordinaire de l’entreprise.

Pour une SA, le capital minimal à verser est de CHF 50'000.–, tandis qu’une Sàrl nécessite au minimum CHF 20'000.–. La banque vous remet ensuite une attestation confirmant le dépôt du capital, document indispensable pour permettre au notaire de préparer les actes officiels de constitution.

Dans le cas où l'entreprise est créée au moyen d’un apport en nature — par exemple un véhicule ou tout autre bien dont la valeur couvre ou dépasse le montant du capital social — l’ouverture d’un compte de consignation n’est pas requise.

Créer entreprise avec apport en nature
Créer entreprise avec apport en numéraire

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Étape 5 : s’inscrire au Registre du commerce

Pour créer une entreprise en Suisse (Sàrl ou SA), l’inscription au Registre du commerce est une formalité essentielle. Celle-ci est constitutive et doit impérativement être effectuée par l’intermédiaire d’un notaire.

Dans le cas d’une raison individuelle, l’inscription n’est obligatoire que si votre chiffre d’affaires annuel atteint CHF 100’000.– (art. 931 al. 1 CO). En dessous de ce seuil, l’enregistrement reste possible à titre volontaire, directement auprès du Registre du commerce. Cette démarche facultative peut toutefois s’avérer bénéfique : elle renforce la crédibilité de votre activité et améliore votre visibilité sur le marché. Une inscription officielle contribue à inspirer davantage de confiance à vos clients, partenaires et fournisseurs.

Vous pouvez aussi consulter le registre du commerce de votre canton (liens ci-dessous).

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Combien coûte la création d’une entreprise en Suisse ?

Les dépenses à prévoir dépendent principalement de la forme juridique sélectionnée.

Voici un aperçu du capital minimum et des tarifs de création via Startups.ch pour chaque forme juridique :

Forme juridiqueCapital minimumTarif de création via Startups.ch
Raison individuelleAucunDès CHF 0.– (hors TVA) / CHF 99.– sans choix de partenaire
SàrlCHF 20’000.– (entièrement libéré)Dès CHF 0.– (hors TVA) / CHF 290.– sans partenaire
SACHF 100’000.– (dont au moins CHF 50’000.– libérés)Dès CHF 0.– (hors TVA) / CHF 290.– sans partenaire
Société en nom collectif (SNC)AucunDès CHF 0.– (hors TVA) / CHF 99.– sans partenaire

À ces montants s’ajoutent, selon la forme juridique, les frais de notaire, les émoluments du Registre du commerce et, pour la Sàrl et la SA, l’ouverture du compte de consignation.

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Combien de temps faut-il pour créer une entreprise ?

La mise sur pied d’une société en Suisse peut généralement être effectuée en 2 à 3 semaines. En passant par startups.ch, vos documents de création sont préparés souvent (selon package choisi) en 24 heures, puis transmis au Registre du commerce sous 48 heures grâce aux notaires partenaires. L’ouverture du compte de consignation, le dépôt du capital et la validation finale au Registre du commerce nécessitent ensuite 1 à 2 semaines, selon les délais propres à chaque canton.

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Après avoir créé une entreprise en Suisse

Affiliation aux assurances sociales

Lors de la création d’une entreprise en Suisse, l’affiliation aux assurances sociales constitue une étape essentielle, tant pour respecter le cadre légal que pour garantir la protection financière de vos collaborateurs — et la vôtre, si vous travaillez en tant qu’indépendant. Ces assurances couvrent des risques majeurs comme la vieillesse, l’invalidité, la perte de gain, les accidents ou encore la maladie. Comprendre leur fonctionnement vous permet de construire une gestion salariale solide et conforme.

  • AVS/AI/APG (1er pilier)L’AVS (assurance-vieillesse et survivants), l’AI (assurance-invalidité) et l’APG (allocations pour perte de gain) forment le socle de la prévoyance suisse. Toute entreprise, qu’il s’agisse d’une SA, d’une Sàrl ou même d’une raison individuelle, doit y affilier son activité.
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  • LPP (2e pilier)
    La LPP (prévoyance professionnelle) constitue le deuxième étage du système social suisse. Elle devient obligatoire pour tous les employés dont le salaire annuel dépasse CHF 22’680.–.
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  • AAP/AANP (assurance accidents) AAP (accidents professionnels) : obligatoire pour tous les employés, dès la première heure travaillée. AANP (accidents non professionnels) : obligatoire lorsque l’employé travaille au moins 8 heures par semaine dans votre entreprise.
  • IJM (assurance d’indemnité journalière maladie)
    Bien que facultative dans de nombreux secteurs, l’assurance IJM devient obligatoire dans certaines branches en vertu des conventions collectives. Elle garantit le versement d’indemnités en cas de maladie prolongée d’un employé, évitant ainsi à l’entreprise de devoir supporter intégralement le coût d’un maintien de salaire.

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Inscription auprès de la TVA

Bien plus qu’une simple obligation administrative, l’enregistrement TVA peut aussi devenir un véritable atout stratégique pour votre entreprise. Voici ce qu’il faut savoir pour être en règle - et optimiser vos finances.

  • ‍L’obligation d’inscription
    En Suisse, toute entreprise doit s’enregistrer à la TVA dès que son chiffre d’affaires annuel atteint CHF 100'000.– (art. 10 LTVA). Ce seuil s’applique à la majorité des activités commerciales, qu’il s’agisse d’une société de capitaux, d’une raison individuelle ou même d’une activité indépendante. Si vous n’atteignez pas encore ce montant, l’inscription reste facultative, mais peut se révéler avantageuse.
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  • Pourquoi s’inscrire même en dessous du seuil ?
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    Opter volontairement pour une affiliation à la TVA présente plusieurs bénéfices :
    • Récupérer la TVA sur vos achats et investissements, ce qui réduit les coûts réels de votre entreprise.
    • Renforcer la confiance de vos clients et fournisseurs, qui perçoivent votre entreprise comme plus structurée et professionnelle.
    • Anticiper la croissance, pour éviter des démarches administratives en urgence dès que vous franchirez le seuil légal.
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  • Quels sont les taux de TVA en 2026 ?‍
    • 8,1 % : taux normal (la majorité des biens et services).
    • 3,8 % : taux spécial pour l’hébergement.
    • 2,6 % : taux réduit (alimentation, livres, médicaments, etc.).
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  • Comment s’inscrire ?
    L’inscription se fait directement auprès de l’Administration fédérale des contributions (AFC), via le portail officiel de la Confédération. La procédure est simple et entièrement digitalisée, permettant une affiliation rapide et un accès clair à toutes vos obligations déclaratives.

Devrez-vous inscrire votre entreprise à la TVA ? Découvrir sous ce lien !

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Comptabilité : une étape essentielle après avoir créé votre entreprise

La comptabilité n’est pas qu’une contrainte administrative : c’est un véritable outil de pilotage. Elle vous permet de mesurer la santé financière de votre entreprise, d’anticiper les besoins de trésorerie et d’optimiser votre fiscalité. En Suisse, chaque forme juridique est soumise à des exigences comptables spécifiques, qu’il est indispensable de maîtriser dès la création de votre activité.

  • ‍Obligations comptables
    En Suisse, les entreprises doivent respecter différents niveaux d’obligations comptables :
    • Sociétés de capitaux (SA, Sàrl) : elles sont soumises à la double comptabilité. Cela implique une tenue complète des comptes, incluant bilan, compte de résultat, journal, comptes débiteurs et créanciers, ainsi que les états financiers annuels. Toute entreprise inscrite au Registre du commerce (RC) doit respecter ces règles.
    • Raisons individuelles : si leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas CHF 500'000.–, une comptabilité simple suffit (art. 957 al. 2 CO). Elle se limite principalement au suivi des recettes, des dépenses et du patrimoine. Au-delà de ce seuil, l'entreprise individuelle doit passer à la comptabilité en partie double, comme les sociétés.
  • ‍Les tâches comptables indispensables
    Une comptabilité conforme implique plusieurs opérations régulières, notamment :
    • L’enregistrement des débiteurs et créanciers,
    • La préparation des décomptes TVA,
    • L’établissement des états financiers annuels,
    • La préparation et la transmission de la déclaration fiscale,
    • Le suivi des charges, investissements, provisions et amortissements.

Une comptabilité tenue de manière rigoureuse permet également d'identifier des optimisations fiscales ou des opportunités d'investissement.

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Révision (audit)

Les sociétés de capitaux doivent, en plus, se soumettre à une révision légale, selon leur taille :

  • Audit restreint ou ordinaire, obligatoire dès que certains seuils sont dépassés (nombre d’employés, chiffre d’affaires ou total du bilan).
  • Opt-out, possible pour les petites structures, à condition que tous les associés y consentent et que l’entreprise ne compte pas plus de 10 emplois à plein temps en moyenne annuelle (art. 727a al. 2 CO).

Cette révision vise à garantir la fiabilité des comptes et à renforcer la transparence financière.

Devez-vous tenir votre comptabilité vous-même ? Plus d'infos !

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Aspects fiscaux : éléments clés après la création d'une entreprise

Créer une entreprise en Suisse, c’est aussi profiter d’un environnement fiscal particulièrement attractif.

En Suisse, les impôts sont prélevés à trois niveaux : fédéral, cantonal et communal. Chaque canton applique ses propres taux, ce qui peut entraîner des différences notables d'un lieu à l’autre. Par exemple, certains cantons offrent une imposition des bénéfices particulièrement attractive, tandis que d’autres misent sur des déductions spécifiques ou des programmes d’incitation économique.

Pour un entrepreneur, cette diversité représente une réelle opportunité.

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Le choix du canton peut influencer :

  • L’impôt sur le bénéfice et le capital,
  • Les possibilités de déductions fiscales,
  • Les taxes locales et communales,
  • Les incitations pour les entreprises innovantes ou nouvellement créées,
  • La charge fiscale globale de l’entrepreneur, notamment pour les entreprises individuelles où les revenus commerciaux s’ajoutent au revenu privé.

Certaines régions suisses sont même réputées pour leur fiscalité très compétitive, ce qui attire de nombreuses startups et PME.

Simulateur fiscal de l'AFC

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Checklist : créer son entreprise en Suisse

Utilisez cette liste pour vérifier que vous n’avez rien oublié :

  • Valider l’idée avec une étude de marché et un business plan
  • Estimer les besoins de financement (investissements et fonds de roulement)
  • Choisir une raison sociale et vérifier sa disponibilité sur Zefix
  • Choisir la forme juridique adaptée
  • Faire établir les statuts et l’acte authentique (Sàrl, SA)
  • Ouvrir un compte de consignation et déposer le capital (Sàrl, SA)
  • Inscrire l’entreprise au Registre du commerce
  • S’affilier aux assurances sociales (AVS/AI/APG, LPP, LAA)
  • Vérifier l’assujettissement à la TVA
  • Mettre en place la comptabilité

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Questions fréquentes sur la création d’entreprise en Suisse

Combien coûte la création d’une entreprise en Suisse ?

Le coût dépend de la forme juridique. Une raison individuelle ou une société en nom collectif ne nécessite aucun capital minimum, et l’inscription au Registre du commerce coûte environ CHF 150.– à 250.–. Pour une Sàrl, il faut un capital de CHF 20’000.– (art. 773 CO), et pour une SA un capital de CHF 100’000.– dont au moins CHF 50’000.– libérés (art. 621 et 632 CO), auxquels s’ajoutent les frais de notaire et du Registre du commerce. Avec Startups.ch, la création est possible dès CHF 0.– (hors TVA) en choisissant un partenaire.

Combien de temps faut-il pour créer une entreprise en Suisse ?

Comptez généralement 2 à 3 semaines. Avec Startups.ch, les documents de fondation sont souvent prêts en 24 heures (selon le package) et transmis au Registre du commerce sous 48 heures. Le dépôt du capital et la validation par le Registre du commerce prennent ensuite 1 à 2 semaines selon le canton.

Quelle forme juridique choisir pour créer son entreprise ?

La raison individuelle convient pour tester une idée seul avec peu de capital, mais vous êtes responsable sur vos biens personnels. La Sàrl et la SA limitent la responsabilité au patrimoine de la société : la Sàrl est adaptée aux PME, la SA aux projets plus importants ou qui cherchent des investisseurs. La société en nom collectif convient aux petites entreprises à plusieurs associés.

Faut-il inscrire une raison individuelle au Registre du commerce ?

L’inscription est obligatoire dès que le chiffre d’affaires annuel atteint CHF 100’000.– (art. 931 al. 1 CO). En dessous de ce seuil, elle est facultative mais renforce la crédibilité de l’entreprise. Dans tous les cas, l’activité indépendante doit être annoncée à la caisse de compensation AVS.

À partir de quand faut-il s’inscrire à la TVA ?

L’assujettissement à la TVA est obligatoire dès que le chiffre d’affaires annuel atteint CHF 100’000.– (art. 10 LTVA). En dessous, l’inscription volontaire est possible et permet de récupérer l’impôt préalable sur vos achats et investissements.

Peut-on créer une entreprise en Suisse en tant qu’étranger ?

Oui. Pour une Sàrl ou une SA, au moins une personne domiciliée en Suisse doit pouvoir représenter la société, par exemple un associé gérant, un administrateur ou un directeur (art. 814 al. 3 et 718 al. 4 CO). Pour une raison individuelle, il faut un titre de séjour qui autorise l’activité indépendante en Suisse.

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Conclusion : créer avec succès votre entreprise

Créer une entreprise en Suisse peut sembler complexe au premier abord, mais avec les bonnes informations et un accompagnement adapté, le processus devient beaucoup plus simple et sécurisé. De l’affiliation aux assurances sociales à la comptabilité, en passant par la TVA, la fiscalité et les démarches pour les entrepreneurs étrangers, chaque étape peut être maîtrisée avec une préparation adéquate.

Grâce à des plateformes spécialisées comme Startups.ch, vous bénéficiez d’un soutien complet pour naviguer dans ces obligations et démarrer votre activité dans les meilleures conditions. Ces outils et guides gratuits vous permettent de :

  • comprendre les démarches administratives essentielles,
  • organiser votre comptabilité et vos assurances,
  • optimiser votre fiscalité,
  • et lancer votre entreprise en toute sérénité.

Avec la bonne préparation, votre projet peut se concrétiser rapidement et votre entreprise démarrer avec succès sur le marché suisse.

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Bases légales

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À propos de l’auteur

Simon Husi est Head of Legal chez Startups.ch et expert en création d’entreprise. Titulaire d’un Master en droit de l’Université de Zurich, il a travaillé au tribunal de district de Zurich et dans un cabinet de droit commercial avant d’être admis au barreau de Zurich. Il accompagne les fondateurs chez Startups.ch depuis 2021.

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